Eukrasia est une solution digitale spécialement conçue pour les infirmières libérales, leur permettant de centraliser tous les aspects de leur métier tout en profitant de notre expertise unique : la génération automatique des tournées. Nos études et entretiens ont révélé qu’une infirmière consacre en moyenne 2 heures par jour à l’organisation de son planning et à la gestion de ses itinéraires. Ce projet est né de notre volonté d’apporter une optimisation digitale à un secteur de l’aide à la personne qui, jusqu’ici, n’a pas bénéficié des mêmes outils d’efficacité que d’autres industries. Eukrasia se présente sous la forme d’une plateforme mobile et tablette, conçue pour accompagner les infirmières au quotidien et simplifier leur pratique.
1️⃣ Peux-tu présenter ton projet en quelques mots ?
La mission de Lana est simple : « Prendre soin de ceux qui prennent soin de nous. »
Initialement imaginé pour accompagner les infirmières libérales qui se déplacent à domicile, le projet évolue aujourd’hui.
Suite au constat que le besoin n’était pas suffisamment marqué chez les infirmières lors des interviews et d’une immersion terrain, j’ai pris conscience que je devais explorer d’autres manières de réaliser ma mission. Cela m’a amenée à prendre de la hauteur et à élargir mon regard à d’autres métiers de la santé, au-delà des infirmières.
Actuellement, je réalise des interviews plus approfondies sur le parcours du soignant, de son installation à la préparation de son remplacement. Cette nouvelle approche m’ouvre un champ des possibles plus large et me permet d’identifier des points communs entre différents métiers du secteur.
Je souhaite ensuite poursuivre avec des immersions en cabinet auprès de praticiens afin de valider les besoins sur le terrain et commencer à tester avec eux des premières pistes de solution.
2️⃣ Quel a été ton chemin jusqu’à aujourd’hui ?
J’ai eu un parcours scolaire relativement stable, avec une première partie à Madagascar, dans un lycée français, de la primaire au lycée. J’ai suivi les cours du CNED au sein de mon établissement.
C’était le début de l’autonomie : nous étions une dizaine d’élèves de filières différentes, avec des cours en ligne et quelques professeurs présents quelques heures par semaine.
Après le bac, direction Nantes pour une LEA option commerce international. Je me suis vite rendu compte que regarder des séries en VO ne faisait pas de moi une personne bilingue… dommage 😅
Après un redoublement, je me suis réorientée pendant le Covid vers un BTS, sur les conseils de ma famille qui connaissait mon besoin de cadre et de petits groupes. J’ai ensuite fait un BTS Communication chez Pigier, puis un Bachelor et un MBA en webmarketing chez MYDIGITALSCHOOL, qui ont renforcé mon envie d’entreprendre.
Pendant ma dernière année, j’ai commencé à être accompagnée par le Pépite et j’ai bénéficié d’aménagements pour développer mon projet.
3️⃣ Quand tu étais enfant, tu rêvais de devenir quoi ?
En dehors de vouloir être une sirène 😄, je voulais devenir kiné. Comme quoi, cette attirance pour le secteur de la santé était déjà bien présente sans que je m’en rende compte.
Au lycée, c’était l’époque où YouTube prenait de l’ampleur. J’ai réalisé mes premières vidéos (elles sont en privé, inutile de chercher 😅). J’adorais créer, notamment en vidéo. Aujourd’hui encore, je continue le montage et la création de contenus de manière plus structurée.
4️⃣ Comment s’est passée ta scolarité ?
J’ai toujours adoré l’école, sans pour autant être première de la classe (ce n’a jamais été une envie).
Apprendre était stimulant pour la personne curieuse que je suis. Je n’avais pas forcément de matière de prédilection, mais j’étais particulièrement à l’aise dans les exercices pratiques : exposés, projets, expériences à documenter.
Cette aisance à l’oral m’a ouvert des opportunités, comme présenter un projet devant un public consulaire ou animer un atelier de montage vidéo dans mon établissement.
Mon passage en filière littéraire a été un peu difficile au départ à cause des clichés associés. Avec le recul, cela n’a eu aucun impact négatif sur mon parcours au contraire, je m’y suis épanouie.
Pendant le lycée, j’ai mené mes premiers projets : organisation de la sortie annuelle, définition des objectifs pédagogiques, collecte de fonds, négociation avec les structures d’accueil. Avec le recul, c’étaient mes premières expériences de gestion de projet.
5️⃣ Quelles ont été tes passions et influences ?
J’ai toujours pratiqué des activités artistiques : théâtre pendant 10 ans, danse, chant.
Le théâtre m’a énormément apporté. Avoir une bonne idée, c’est important, mais savoir la présenter fait toute la différence.
Ces activités ont renforcé ma confiance en moi. Ce n’est pas toujours simple, surtout jeune et en tant que femme, d’assumer pleinement qui l’on est. Le théâtre et le chant m’ont aidée à oser.
Je bénéficie aussi d’un entourage présent. Quand on entreprend, on pense à son projet en permanence. Personnellement, je préfère savoir que je peux en parler si j’en ai envie, sans pression ni attente particulière.
Il m’est plus naturel d’échanger avec d’autres entrepreneurs ou personnes de l’écosystème qui comprennent les réalités du terrain.
6️⃣ Quel a été le déclic ?
Lors de ma dernière année à MYDIGITALSCHOOL, mon équipe et moi avons participé au concours Com&Médias, diffusé en direct sur Télé Nantes.
Passer d’un projet scolaire à un concours « dans le monde réel » était impressionnant. Nous avons remporté un prix et reçu d’excellents retours du jury.
Cette soirée m’a fait prendre conscience qu’il y avait un vrai potentiel à explorer. Quelques mois plus tard, je découvrais le Pépite.
7️⃣ Quel problème voulais-tu résoudre ?
Aujourd’hui, je souhaite faire gagner du temps et réduire la charge mentale des praticiens libéraux.
La solution n’est pas encore figée : je suis en pleine phase d’exploration suite à mon pivot. Pour le moment, je m’adresse au secteur de la santé en libéral, avec la possibilité de me spécialiser par la suite.
8️⃣ Où en es-tu aujourd’hui ?
Je suis en phase d’étude de marché pour faire émerger des problématiques, que je confronterai ensuite au terrain lors d’immersions.
L’objectif est d’identifier un besoin suffisamment fort pour tester une première solution.
Si les professionnels sont prêts à payer pour la valeur proposée, je pourrai développer progressivement une solution génératrice de revenus. Sinon, je poursuivrai mes recherches.
9️⃣ Tes plus grands défis ?
Le pivot a été un défi. Même en sachant que cela fait partie du processus, le vivre est différent.
Je l’ai d’abord vécu comme un échec et je me suis un peu refermée. Aujourd’hui, je comprends que c’est une étape normale et même saine.
En en parlant davantage, je réalise que ces phases sont communes dans l’entrepreneuriat.
🔟 Ta plus grande fierté ?
M’être lancée pleinement et assumer ce statut.
Certains peuvent voir cela comme du « chômage », mais je sais l’engagement que cela demande. Sortir du schéma classique sans modèle proche n’est pas simple, mais c’est profondément aligné avec moi.
1️⃣1️⃣ Si tu pouvais revenir en arrière ?
Je me dirais d’aller chercher l’avis des clients potentiels le plus tôt possible, plutôt que de chercher la validation dans des concours ou structures extérieures.
La vraie validation vient du marché.
1️⃣2️⃣ Message aux étudiantes ?
Osez.
Le plus difficile est de se lancer. Ensuite, on apprend en marchant.
Choisissez un bon accompagnement. Être suivie par le Pépite m’a énormément aidée, autant sur le plan stratégique qu’humain. Au-delà des expertises qu’ils peuvent vous donner c’est surtout un soutien humain et une valorisation de nos et de nos projets qui font chaud au cœur.
1️⃣3️⃣ Une citation ?
« Peu importe le chemin, la volonté d’arriver suffit à tout. » Albert Camus
Cette citation m’accompagne depuis des années. Entreprendre n’est pas une ligne droite, mais si la volonté est là, on finit toujours par arriver quelque part — parfois à un endroit encore plus beau que celui imaginé.
Découvre quelques portraits d’Étudiant·es-Entrepreneur·es accompagné·es par le pépite !
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